Négociation pénibilité textile

Paritaire sur la pénibilité

Une fois encore cette réunion paritaire a été une formalité pour l’UIT, le projet d’accord sur la pénibilité présenté aux partenaires sociaux était loin des attentes des salariés du textile. N’ayant pas d’obligation d’aboutir à un accord, le patronat a fait le minimum pour ne pas être en faute par rapport à la loi.

Cette non obligation a laissé la porte grande ouverte afin que la réunion soit une simple formalité. Malgré tout après discussion l’union des industries textiles a reconnu que la pénibilité dans la branche est une réalité et qu’il faut la traiter par une politique de prévention et d’amélioration des conditions de travail conformément à la loi, par des actions définies dans chaque entreprise, cela dit, cette démarche n’a aucun caractère obligatoire et laisse le champ libre aux employeurs qui ne souhaitent pas régler le problème.

Le deuxième point, c’est d’encourager les entreprises à proposer le temps partiel pour les salariés d’un certain âge avec la possibilité de calculer les cotisations salariales et patronales pour l’acquisition des droits à la retraite sur un salaire reconstitué à temps plein.
Alors que la CGT demande un temps partiel payé au taux plein.

Sur le départ anticipé pour les salariés occupant un poste pénible, le patronat propose six jours de congé pour chaque départ à la retraite (soit un départ anticipé à la retraite de six jours…. ) c’est loin très loin de nos attentes.

La CGT a exposé ses propositions approuvées par la commission exécutive et envoyées à tous les syndicats du THC CGT sur la réparation avec un départ anticipé à la retraite afin de répondre objectivement aux attentes des salariés. Le refus de l’UIT a été catégorique !

Suite à ce refus, la délégation CGT a fait remarquer que le patronat n’avait aucune volonté de négocier sur le fond et nous avons demandé à convoquer une deuxième réunion pour que la négociation ne soit pas bâclée et trouver une solution acceptable pour tous. Là aussi, l’UIT a refusé une deuxième réunion car il n’avait soi-disant pas de mandat pour aller au-delà du projet d’accord.

L’intransigeance de l’UIT nous a obligés à annoncer notre refus de signer l’accord dans l’état.