Les pensions des retraités du Thc

LES PENSIONS des retraités-es du Textile Habillement Cuir :

UNE MISERE, L’INTENABLE EST ATTEINT !

La campagne nationale sur le pouvoir d’achat des retraites nous concerne directement.
Après avoir travaillé toute sa vie, aux pièces, au rendement, au contact de produits nocifs, à des tâches répétitives, pour un salaire au SMIC ou si peu au-dessus, nous avons bien mérité la retraite. Une vie de sacrifices, une vie de participation à la solidarité en cotisant à la Sécurité Sociale, pour se retrouver dans de nombreux cas à percevoir une retraite inférieure au seuil de pauvreté. qui est de 964 €

Les premières réponses à l’enquête lancée par l’UFR auprès des retraités de nos professions démontrent que la pension moyenne est de 916€ par mois (régime général + retraite complémentaire.. Comment fait-on pour vivre ? On essaie de survivre en se privant de tout. Car il faut payer, pour se loger lorsqu’on est locataire, entretenir sa maison lorsqu’on est propriétaire, payer les impôts locaux, la taxe foncière. Il faut aussi c’est obligatoire assurer son logement. Combien ça fait : pas moins de 400, 500 € par mois.

Le logement, il faut le chauffer, s’éclairer, cuisiner. Le prix du gaz, de l’électricité augmente plus que l’inflation mesurée par l’indice INSSEE, donc beaucoup plus que nos retraites. C’est encore 100€ par au minimum qui s’envolent.

Parce qu’on a 60 ans et plus, la mutuelle a des tarifs spéciaux, pas pour tenir compte de la baisse d’aides aux revenus du fait du passage de la vie active à celle de retraité, c’est le contraire elle est plus chère. On est bien loin du chacun selon ses besoins au fur et à mesure des désengagements de la Sécurité Sociale.
A pathologie identique, les actes, les traitements ont le même coût qu’on ait 30 ans ou 70 ans. Pourtant si on veut une couverture qui prenne un peu en compte les tarifs des ophtalmologues, des prothèses dentaires, les dépassements d’honoraires, des appareils auditifs c’est près de 100 € dans les meilleurs cas.
Pourtant le reste à charge reste élevé dès lors qu’on est malade.

Même pauvre, la fiscalité nous touche de plein fouet. L’alimentation est chère, la TVA a été augmentée, le carburant pourtant indispensable pour pouvoir se déplacer atteint des prix exorbitants.

Pour vivre sans se priver de l’essentiel, c’est au minimum une pension mensuelle à 1700€ qui seraient nécessaire. Et en plus ce serait bien pour l’emploi. De très nombreux retraités se situent juste dans la moyenne des montants des pensions perçues 1200 € (1500€ pour les hommes ; 894 € pour les femmes)n’osent plus se plaindre, il y a tant de plus malheureux ! ! ! ! !.

Nous, nous disons la France ne s’en sortira pas, ne retrouvera pas la voie du développement si ceux qui nous gouvernent persistent à se plier aux exigences du capital, qui n’en a jamais assez. La compétitivité sera-t-elle atteinte lorsque les retraités, le monde du travail n’auront plus de pouvoir d’achat, plus de droits sociaux ? Faut-il accepter que ceux qui détiennent le pouvoir à l’entreprise continuent à s’accaparer le fruit du travail, allant jusqu’à délocaliser les productions, voir certains services, à pratiquer le dumping social.

Ces dernières décennies ont été marquées par l’augmentation des dividendes versés aux actionnaires et la baisse de la part des rémunérations.
Pourtant ce sont bien les salariés qui créent les richesses.

La solidarité telle qu’elle avait été conçue en 1945 n’a pas failli. Les caisses de retraites ne sont pas malades de la démographie, du papy boom. Elles sont malades des plans de rigueur en vigueur depuis 1983, avec plus ou moins d’intensité selon l’état des forces pour les combattre. ,
Rigueur salariale : c’est déjà un recul des pensions
Exonérations des cotisations sociales : c’est moins de recettes pour la solidarité
Aides publiques sans obligations : c’est de la fiscalité mal utilisée
Indices des prix qui ne tiennent pas compte des dépenses incompressibles
Forfaits hospitaliers, déremboursements
Services publics de proximité remis en cause
Augmentation des mutuelles
Réformes et lois sur la retraite (Balladur 1993, Fillion 2010,2013)
pour réduire les pensions et le nombre de pensionnés

Nous avons besoin de faire pression pour qu’une politique économique et sociale soit mise en œuvre.

Retraités, nous ne sommes pas sans moyens de défenses ;
Mettons le nombre de notre côté (une poignée de start-up ont fait bouger le gouvernement).
Sortons de l’anonymat.
Revendiquons notre droit à vivre dignement. Si la France compte parmi les grandes puissances du monde, c’est grâce à sa main d’œuvre qualifiée, à son esprit de conquête sociale.
Ce n’est pas en abaissant notre pays au rang du moins disant social, que nous pouvons espérer créer de l’emploi, créer de la croissance pour la répartir autrement.

Retraité(e) THC engageons-nous dans la campagne de la CGT, pour faire entendre nos revendications.
300€ de rattrapage
Pas de pensions inférieures au SMIC porté à 1700 €
Indexation des pensions sur l’évolution du salaire moyen
Rétablissement de la demi- part pour les veufs, veuves, divorcés, séparé-es….
Suppressions du prélèvement 0,3O% pour les retraités imposable.
La pension de réversion : 75% de la pension initiale

IL est devenu possible de gagner en qualité de vie, pour tous les âges. Les possibilités techniques, scientifiques et économiques du XXI ème siècle le permettent. C’est un choix politique majeur.

Le 20 février 2013

Pour le conseil national de l’UFR THC Cgt
Ginette VALLON